Aide photovoltaique

Aides photovoltaiques

Le journal du dimanche du 28 novembre 2010 précise qu’une réunion importante va se dérouler à Matignon en présence du premier ministre afin de revoir une nouvelle fois le soutien financier de l’État envers l’énergie .

C’est un secteur qui aurait été durement touché en 2010. En effet, suite au crédit d’impôt de 50 % qui avaient été mis en place par Jean-Louis Borloo lors du Grenelle de l’environnement, les prévisions ont été largement dépassées et les Français se sont équipés en masse de ce type d’installation. Ainsi, entre 2010 et 2011, le coût du soutient à cette énergie propre devait atteindre près de 1 milliard d’euros pour l’Etat. Le succès a été tel que les objectifs de 2020 devraient être atteints dès la fin 2011 !

Or, les panneaux solaires ne constituent pas encore une énergie compétitive par rapport au pétrole ou au gaz. C’est seulement grâce aux crédits d’impôt et au rachat par EDF de l’énergie produite en surplus à un tarif élevé que ce succès a pu voir le jour. Ce sont donc tous les consommateurs d’électricité abonnés à EDF qui payent à travers une taxe l’énergie solaire en France.

Afin de financer ce dispositif, l’augmentation du coût d’électricité pour les ménages devrait être considérable pour atteindre l’équilibre. C’est donc dans ce contexte, mais également dans une période de crise et d’austérité que le gouvernement compte faire des économies. Déjà en 2010, l’État a ordonné deux baisses consécutives des tarifs d’achat de l’électricité produite par les panneaux solaires par EDF. Ces annonces avaient eu pour conséquence d’inquiéter les professionnels du secteur qui avait le vent en poupe. Mais récemment, c’est un deuxième coup dur qui les a atteint. Dans le cadre du projet de loi de finances pour l’année 2011, le crédit d’impôt lié à l’installation des panneaux solaires sur les résidences principales a été diminué de 50 à 25 %.

De son côté, EDF précise que c’est à cause des installations photovoltaïques que le coût de l’électricité augmentera en janvier 2011 de 3 à 4%. Les commandes des particuliers devraient donc fortement ralentir, et alors qu’on estimait à 4000 MW la puissance totale des panneaux installés fin 2010, on devrait atteindre seulement 800 MW. Or, l’augmentation du tarif a été basée sur le chiffre de 400 MW.

Le gouvernement semble donc revenir ( comme bien d’autres choses ) sur un des principes fondamentaux de développement des énergies propres. Quand on sait que ce dispositif coute en réalité moins de 1% à tous les ménages français, on ne comprend pas très bien tout ce remue ménage. A moins que pour économiser de l’argent, le premier ministre ait décidé de faire machine arrière.

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